Samedi 8 - Dimanche 9

D�part plus ou moins � l'heure (15h30). La circulation fluide nous permet d'arriver � Puttgarden (RFA) bien dans les temps pr�vus. Premier ferry jusque Robdyhavn (DK) (Seigneur, quels noms!) et travers�e du Sjaelland (�le de Copenhague) jusque Helsingor o� un second ferry nous emm�ne jusque Helsinborg (ne confondons pas, svp).
Nous allons trop vite ! Comme les Su�dois valent les Suisses pour la ponctualit�, nous fl�nerons donc, tout en d�couvrant ou en nous rappelant d'autres caract�ristiques majeures des petits-fils des Vikings :
1. Ils sont r�serv�s. Donc, pas de pr�cipitation d�plaisante, � l'arriv�e ; au maximum, un shakehand (scusi : ils comprennent mieux l'anglais que le fran�ais) ; au d�part, si tout a �t� correct, dans le meilleur des cas, une accolade, mais calme.
2. Ils sont proprets. Pas question, vu ou pas vu, de jeter des d�chets divers n'importe o� ; ils enl�vent leurs chaussures � l'entr�e de leur maison ; ils prennent bain sur bain, � la maison et au dehors.
3. Ils sont gros mangeurs de poissons. Surtout de hareng, � toutes les sauces, dans tous ses �tats de fra�cheur vari�e, surtout pourri et accompagn� de son jus odorant.
4. Ils sont patriotes. Ces fiers blondinets font monter leur drapeau au m�t de leur maison d'�t� comme de leur villa d'hiver.
Finalement, au ralenti, nous voil� � Finsp�ng� � 15h55 !! Mais, bons princes, nos Su�dois nous font gr�ce des cinq minutes manquantes, l'attente de trente ans commen�ant � leur peser.
A l'ombre du grand ch�ne, fr�re de celui d'Yvoir, d�ment authentifi� par une jolie plaque comm�morative, discours (traduit) de Madame la Bourgmestre, bourr� d'Histoire et d'amiti�, r�ponse (traduite) de Monsieur Claude, le tout se terminant en apoth�ose par la remise du beau drapeau wallon offert par Michel Lebrun, claquant au vent (le drapeau) entre les mains expertes de la Bourgmestre et d'Anna-Maria Lilljebj�rn.
A propos de vent, il semble plus turbulent que le n�tre mais messire soleil est au rendez-vous.
Rafra�chissement puis dispersion dans les familles d'accueil.


Lundi 10

La visite du centre historique de Finsp�ng commence en musique : un excellent sextuor � vent, gilet et chapeau boule r�tro, envoie ses gicl�es de notes m�lodieuses sous la coupole du temple d'Aurora. Ah ! Aurora ! Notre volubile guide, Birger Persson, nous d�taille goul�ment toutes les facettes de cette ensorceleuse ch�telaine.
Du temple et de sa rotonde italianisante nous traversons le jardin anglais entourant le ch�teau construit progressivement par les fils et petits-fils de Louis de Geer.
Le ch�teau sert maintenant de centre administratif pour l'usine STAL voisine. Rarissime honneur : nous pouvons visiter le ch�teau, sous l'�il amical mais vigilant (attention aux espions industriels!) de responsables locaux. Sans prises de vue, nous passons du hall d'entr�e � la chapelle via la salle du Conseil d'Administration puis nous gagnons le restaurant de l'usine pour un lunch bienvenu.
L'apr�s-midi, deux visites au programme : le Mus�e de l'Industrie o� canons et boulets de nos vaillants anc�tres tiennent bien leur place ; puis quelques sp�cimens soigneusement entretenus et toujours habit�s de maisons pour personnel qualifi� que de Geer fit construire en plein XVIIe si�cle, avec un confort, sinon un luxe, �tonnant pour l'�poque.
� Et vint le soir !! Le programme anglais parlait de "rencontre � l'�cole Ekman pour d�guster de la bi�re belge", de "la Brasserie du Bocq" pr�cisait le programme su�dois.
Ne boudons ni notre plaisir ni notre fiert� : pour une r�ussite, ce fut une r�ussite. Et honneur � celles et ceux, Su�dois comme Wallons, qui se sacrifi�rent sans rousp�ter � fond(s) de bouteille(s)!


Mardi 11

Cap au nord, destination Stockholm. Trois heures de route et nous voici, vers les dix heures, confront�s au tr�s majestueux H�tel de Ville (1911-1923). Ils n'ont regard� ni � la d�pense ni aux grandes dimensions pour nous en mettre plein la vue : super hall bleu pour les r�ceptions des Nobel, escalier monumental, salle du Conseil Municipal et son plafond ogival de bois de pin peint (et toc!), salle dor�e et ses 18,4 millions de cubes de mosa�que dor�e� Nous retombons sur la terre ordinaire pour visiter la vieille ville, ses places, ses rues �troites, ses restaurants qui vous font le lunch � prix doux, de 11 � 14 heures.
L'estomac honn�tement lest�, nous nous dirigeons vers le VASAMUSEET. Quel morceau de roi que ce vaisseau qui ne navigua, si on peut dire, que vingt minutes, le 10 ao�t 1628 ! 65m de long, 53m de haut, 64 canons, 700 sculptures : les chiffres ne rendront jamais la fantastique impression de puissance et de luxe du navire renflou�, intact, apr�s plus de 300 ans et conserv� pr�cieusement, � l'abri de la vilaine mer, cette fois-ci.

Mercredi 12

Embarquement � Tyrudden pour une ensoleill�e (comme les pr�c�dentes) journ�e � naviguer, au grand vent du large, entre les �les de l'Archipel, au sud-est de Finsp�ng.
Ile au Cuivre, �le aux phoques�. partout la nature sauvage et sans dommages apparents, partout la cordialit� de l'accueil, comme ici dans la famille de nos guides pour une d�gustation de p�tisserie-maison.

Jeudi 13

Tiens, il pleut ! Nous passerons entre les gouttes en faisant le tour du proprio, dans un grand p�riple d'une partie de la commune de Finsp�ng. Il y a eu, comme chez nous, fusion de communes mais � la sauce de Su�de : beaucoup plus grand quoique moins peupl�.
Moments forts   :
- Eglise Sta Maria : aussi belle avec ses fresques m�di�vales couvrant tout le plafond qu'inconfortable avec ses bancs aussi vieux qu'�troits.
- Atelier de tissage de Bj�rke et ses tissus tentateurs.
- Verrerie de Rejmyre : avec ses faux airs de Murano, l'une des plus anciennes de Su�de (1810), o� nous voyons les souffleurs de verre en action.
- Moulin de H�vla : belle machine � eau, toujours en activit� dans son cadre bucolique.
- Forge de H�fla (de 1682 � 1924) : on se croirait chez nous, au pays des makas. Le conservateur a une sacr�e babille et sa femme, toute fi�re de son costume folklorique, nous fait visiter la maison des anciens ma�tres de forges.
- Le mauvais temps nous a emp�ch�s de souper en plein air mais on nous offre une jolie compensation dans un restaurant, avec l'aubade par la talentueuse chorale de STAL.

Vendredi 14

Jour libre pour la r�cup�ration, avec ou sans un peu beaucoup de l�che-vitrines ou d'excursion(s) avec sa famille d'accueil.


Samedi 15 - Dimanche 16

Passons rapidement sur les adieux et leur nostalgie : nous nous reverrons, promis, jur�, l'an prochain !
Retour avec, dans l'apr�s-midi et jusque minuit, arr�t � Copenhague et visite de Tivoli avec le tr�s beau feu d'artifice final.
Dans la nuit, un grand boum : c'est notre chauffeur qui, involontairement tout de m�me, vient de sacrifier une biche aux dieux de la route.

Moyennant quoi, nous sommes tous rentr�s � bon port, dans l'all�gresse g�n�rale.

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